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- Une centaine de
personnes se sont rassemblées devant l'ambassade du
Vietnam à Bruxelles , le 1er mai 2010 pour manifester contre le
régime en place
Ils étaient tous là ce samedi devant l’ambassade du
Vietnam pour manifester leur mécontentement, leur désaprobation et leur
désarroi face à un régime qui les a forcé à fuir leur vie là-bas.
Eux, ce sont des réfugiés vietnamiens établis en Europe, aux États-Unis
et dans le reste du monde occidental. Ce sont ces anciens Boat people
qui ont bravé la mer et ses dangers au péril de leur vie, tout cela
afin de pouvoir vivre libre et en paix.
Mais face à la situation dans leur pays natal depuis l’arrivée
définitive au pouvoir des communistes du nord, le 30 avril 1975, le
raz-le-bol atteint son comble. “Il
n’y a pas de liberté de religion,
d’association ou d’opinion au Vietnam” raconte un manifestant
venu de
Metz en France. "Je fais
aujourd’hui, pour la 35ème année consécutive,
le deuil de mon pays" continue un autre.
Venus des Pays-Bas, de France et d'ailleurs, ils s’opposent à leur
régime depuis maintenant longtemps, comme leurs 3 millions de
compatriotes également établis hors du Vietnam. Ils demandent des
comptes au gouvernement “illégitime” de
leur pays natal, et insistent
auprés des gouvernements occidentaux pour qu'ils fassent pression sur
le régime, de quelque moyen qu'il soit, -pourvu que cela reste
pacifique- afin que le Vietnam devienne un pays véritablement
démocratique, où il serait possible de pratiquer son culte sans devoir
se cacher, ni craindre de représailles des autorités en place.
"Il faut frapper
l'opinion, scander haut et fort ce qu'il se passe
là-bas" lance un manifestant. Les communistes au pouvoir ont
imposé
leur diktat en négligeant des règles de droit international, comme la
violation du Traité de Paris de 1973. Depuis, les dissidents continuent
de lutter pour pointer du doigt de graves injustices commises à leur
famille, leurs amis, leurs voisins... A l'image de certaines
associations des Droits de l'Homme établies à l'étranger, comme Tan Dai
Viet, qui continue sans relâche d'exposer au grand jour les injustices,
la corruption endémique, et les violations aux libertés fondamentales
dans la péninsule.
Ces manifestants continueront leur combat, "que ce soit à Genève, à
Paris, Bruxelles ou New York, nous allons continuer à alerter les
pouvoirs politiques et l'opinion sur ce qui se passe là-bas". Ce
samedi, en tout cas, leurs slogans ne seront pas passés inaperçus.
Yann Delomez
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